Objectif
Comprendre les besoins des agriculteurs, porteurs de projet, réseaux et acteurs de l’accompagnement afin de concevoir un dispositif réellement utile.
Le détail des travaux, méthodes, livrables et apports attendus à chaque étape.
Analyse des besoins et des freins
Cette première étape vise à produire une analyse qualitative du transfert des connaissances à La Réunion. Il ne s’agit pas d’un diagnostic surplombant, mais d’une exploration semi-directive des besoins, des pratiques, des tensions et des attentes. La méthodologie pourra s’appuyer sur un questionnaire léger en amont, complété par des entretiens approfondis pour recueillir les nuances et les besoins implicites.
Comprendre les besoins des agriculteurs, porteurs de projet, réseaux et acteurs de l’accompagnement afin de concevoir un dispositif réellement utile.
Entretiens semi-directifs, exploitation des réseaux existants, analyse qualitative, itérations avec les partenaires et restitution structurée.
Une analyse des besoins et freins, des profils d’usagers, des attentes prioritaires et des recommandations fonctionnelles.
Partir des usages réels pour éviter un outil générique, peu appropriable ou décalé par rapport aux besoins du terrain.
Cartographie de l’écosystème territorial
La cartographie a pour fonction de rendre lisible l’écosystème régional de l’accompagnement agricole et alimentaire. Elle ne se limite pas à un annuaire : elle vise à relier acteurs, expertises, missions, projets, ressources, réseaux et dispositifs. Elle constitue le cœur initial de Konnect et l’un des principaux apports utiles aux référents territoriaux et aux acteurs de premier niveau.
Construire une vision partagée du qui fait quoi à La Réunion en matière de transition agricole et alimentaire.
Recensement, qualification des fiches, entretiens, validation progressive avec les acteurs et structuration dans la base Konnect.
Un premier noyau d’acteurs référencés, des ressources associées, des liens vers les projets et une visualisation plus claire des complémentarités.
Faciliter l’orientation, éviter les doublons de recherche d’information et améliorer l’interconnaissance entre structures.
Architecture globale d’ALIM-HUB
L’architecture ne renvoie pas seulement à un choix technique. Elle définit l’organisation même du dispositif : objets de connaissance, relations entre eux, principes de validation, niveaux d’accès, modalités de contribution et articulation entre Konnect, Pratik, Dékrypte et les futurs services d’IA. C’est elle qui permet de produire un bien commun cohérent plutôt qu’une juxtaposition de contenus.
Conception des démonstrateurs d’usage
Cette étape transforme l’architecture commune en interfaces et parcours adaptés à trois contextes d’usage. Les démonstrateurs sont importants car ils montrent que l’infrastructure peut se décliner sans se fragmenter. Ils permettent aussi d’innover sur l’approche territorialisée du transfert.
Interface territoriale de référence.
Démonstrateur réseau entre PAT.
Démonstrateur territorial de proximité.
Développement de l’infrastructure numérique
Le développement portera sur les bases de données, les interfaces, les démonstrateurs, le moteur de recherche et les premiers services d’orientation. Il s’appuiera sur une architecture modulaire et évolutive. L’objectif est d’obtenir une infrastructure plus riche et plus adaptée aux relations entre objets de connaissance qu’une simple plateforme de contenu de type WordPress, tout en restant complémentaire des outils existants comme Coatis.
Le développement informatique donnera une forme opérationnelle à l’architecture de connaissances. Il ne s’agit pas de produire un site documentaire supplémentaire, mais de construire un environnement capable de relier les informations, de guider les utilisateurs et de faciliter l’accès aux ressources depuis un ordinateur ou un téléphone.
La base reliera les acteurs, projets, pratiques, ressources, dispositifs, financements, événements, territoires et retours d’expérience.
Konnect sera la porte d’entrée vers l’écosystème régional et ses démonstrateurs territoriaux.
Pratik organisera les concepts, méthodes, pratiques, outils, vidéos et retours d’expérience dans un véritable graphe de connaissances.
L’infrastructure alimentera des parcours différents sans multiplier les bases techniques.
Le RAG — Retrieval-Augmented Generation, ou génération augmentée par la recherche — permet à une intelligence artificielle de rechercher d’abord les contenus pertinents dans un corpus de ressources sélectionnées, qualifiées et capitalisées, puis de formuler une réponse à partir de ces éléments. Dans ALIM-HUB, l’IA interrogera donc les données, fiches, vidéos, analyses, pratiques, projets et acteurs présents dans l’écosystème de plateformes, plutôt que de produire une réponse générale sans ancrage dans les connaissances du projet.
ekoal a développé et expérimenté cette approche de RAG appliquée à l’agroécologie tropicale. L’entreprise travaille en partenariat rapproché sur l’innovation en intelligence artificielle appliquée à l’agriculture avec le CIRAD et l’INRAE.
Découvrir les travaux RAG développés avec ekoalUn agent conversationnel est un outil qui permet de poser une question et de poursuivre un échange en langage courant, comme dans une messagerie. Il pourra être proposé sur le site, mais aussi, à terme, dans un canal familier de type WhatsApp, Telegram ou service équivalent. L’objectif est de faciliter l’accès à ALIM-HUB pour les agriculteurs qui utilisent peu l’ordinateur mais travaillent quotidiennement avec leur téléphone portable.
Les partenaires pourront contribuer à l’actualisation des fiches et contenus selon des règles de validation définies par le projet.
L’architecture sera pensée pour dialoguer progressivement avec d’autres outils et accueillir de nouveaux domaines.
Konnect structure l’écosystème ; Pratik structure les connaissances mobilisables. L’IA peut ensuite interroger les deux avec Dékrypte.
Développement de Pratik et intégration de Dékrypte
Pratik accueillera le premier noyau de connaissances techniques et de terrain : concepts, méthodes, pratiques, ressources, retours d’expérience. Dékrypte apportera une couche de contextualisation plus analytique. L’enjeu n’est pas de tout traiter d’emblée, mais de construire un noyau suffisamment riche pour démontrer la valeur de la base et tester sa structuration.
Capitalisation des connaissances
La capitalisation sera une brique transversale. Elle pourra s’appuyer sur des approches d’explicitation de savoir-faire, sur des entretiens approfondis avec des experts et sur la formalisation de fiches, vidéos et retours d’expérience. Le projet ne prétend pas épuiser la capitalisation du territoire en 24 mois ; il vise à installer une méthode et à produire des premières réalisations robustes.
Animation des communautés de pratique autour du transfert
Les communautés de pratique ont un double objectif : faire évoluer ALIM-HUB grâce aux retours des utilisateurs, mais aussi faire évoluer les pratiques des acteurs du transfert eux-mêmes. Les ateliers collectifs ne sont donc pas seulement des temps de validation du projet ; ils sont aussi des espaces pour partager des problématiques, confronter des façons de faire, améliorer l’orientation des porteurs de projet et renforcer une culture commune du partage de connaissances.